Courir

 

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Emil Zatopek, «la locomotive Tchèque», s’est rendu célèbre par ses exploits sportifs.

Mais au delà de ses performances extraordinaires, il y a aussi son histoire personnelle, étroitement liée à celle du communisme des pays de l’est et de sa propagande, propulsée dans la grande Histoire.

Il y a aussi, sa critique courageuse de l’URSS lorsqu’elle prend le contrôle de la Tchécoslovaquie.

Il y a aussi, son style unique en course. Heurté, arythmique, lui donnant des airs de bonhomme désarticulé. Avec sa tête dodelinant à l’excès, masquée par des rictus d’effort et de douleur spectaculaires. Ses bras fouettant l’air comme deux métronomes déréglés, ses jambes à la cadence désordonnée. Ses changements de rythme incessants, qui coupent les jambes de tout autre coureur qui serait tenté de le suivre.

Enfin, il y a aussi le duel épique qui l’a opposé, des années durant, au coureur Français : Alain Mimoun, son éternel second jusqu’à un fameux 1er décembre 1956, et l’amitié extraordinaire que les deux meilleurs ennemis ont pourtant cultivée, jusqu’à la fin de leur vie. Ils écrivent la légende à deux.

Et puisque les légendes doivent s’écrire et se réécrire, Jean Echenoz s’empare avec délicatesse du parcours d’Emil Zatopek. C’est lui, maintenant, qui fait courir l’athlète de page en page et impose à l’histoire son rythme fluide et dépouillé, que nous portons aujourd’hui sur la scène.

Distribution

Courir d’après Jean Echenoz

|  Stéphane Bault – Mise en scène et Scénographie | Jean-Louis Barletta – Lumières | Stéphane Bault, Max Lefèbvre et Jeanne-Anna Simone – Univers Sonore | Geoffrey Fages –  Photos |

Avec Max Lefebvre et Jeanne-Anna Simone

Soutiens

avec le soutien du Conseil Départemental du Var et de la Ville de La Garde

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