Métamorphoses !

Un voyage moderne aux racines de la littérature.

Lorsqu’un texte se fait obsédant au point que la décision de le monter ne fasse plus aucun doute, les raisons qui président à cette décision ne sont pas pour autant limpides. Il y a une part qui échappe à la raison : Un rapport charnel et sensuel au texte.
Pour les VI métamorphoses, il y a aussi le caractère unique et profondément personnel qui lie le poète à ce travail auquel je suis extrêmement sensible.
En traduisant on trahit, dit-on.
Lely, lui, tout en inscrivant son travail d’écriture dans la continuité du classicisme d’Ovide et des traductions des Métamorphoses qui ont jalonné l’histoire de la littérature, parvient à s’approprier cette matière.
Avec autant de fidélité que de liberté.
La poésie comme refuge, comme retour à soi, pour penser plus loin.

Dans mon parcours de metteur en scène, je mets un point d’honneur à me confronter à de multiples types d’écriture, pour rester en éveil, pour aller vers un inconnu en espérant une rencontre.
Mais régulièrement, j’ai besoin de me consacrer à une œuvre poétique, quand elle échappe aux modes et aux évènements actuels. Cette poésie-là qui s’appuie sur la mythologie agit comme contrepoint à l’actualité, mais est aussi un moyen de me connecter à mon environnement et au monde.
J’envisage ce spectacle comme une performance poétique. Dans un rapport très direct et frontal au public. Une performance qui passera aussi bien par la profération, le chant, le récit, le conte, la musique, la vidéo que part le travestissement et le “show”: Proposer à l’intérieur de la forme plusieurs axes artistiques : Une forme proteiforme, un spectacle en transformation.
Aujourd’hui, on n’a jamais autant entendu parler des mutations de la société, on ne nous a jamais autant annoncé les profonds changements sociétaux, politiques, géopolitiques, ou économiques, mais paradoxalement, on n’a jamais autant senti de résignation, de fatalisme et d’immobilisme. Nous sommes arrêtés, et nous observons dans l’impuissance le tourbillon du monde.
Le spectacle prendra acte de cette situation qui fige l’humain dans le réel, et proposera par la poésie, des chemins possibles, transgressifs et fantastiques : des chemins de liberté.
Dans une scénographie mouvante, et éclairée de manière indirecte et diffuse, en utilisant les artifices du théâtre et la vidéo, en privilégiant une intimité entre spectateurs et acteurs, nous voulons créer une bulle d’ailleurs, un moment suspendu, un lieu de résistance, cerné par le chaos du monde.

Je serai accompagné d’un musicien, Vincent Hours.
Même si la forme fera la part belle au texte, la musique/le son occuperont une place importante.

Lely a ajouté un épilogue aux VI métamorphoses, dans lequel il évoque le Dieu Pan, Dieu de la nature sauvage, de la foule, et qui rendrait fou celui qui le verrait, mais aussi musicien à l’activité sexuelle proverbiale. Pan dont les philosophes ont fait l’incarnation de l’univers.
L’idée de fête associée à ce personnage sulfureux, qu’il ne faut pas éveiller lorsqu’il dort, sera le point de départ de la performance.
Guillaume Cantillon

Distribution

6 Métamorphoses d’Ovide, traduction libre du latin de Gilbert Lely | Guillaume Cantillon – Mise en scène et jeu | Vincent Hours – Musique et univers sonore  | Jean-François Garraud – Scénographie | Jean-Louis Barletta – Lumières | Geoffrey Fages – Vidéo et Photos | Sabrina Noiraux - Costumes |

Soutiens

avec le soutien du Conseil Départemental du Var et de la Ville de La Garde

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